| BULLETIN #8 |
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Février 2009 APNBS INFOS
Association loi de 1901 N° 20060024 - ISSN 1953-1656 Président Mr. MOMIRON - Le Boisrond - 18370 Saint Saturnin
SECOND PROJET DE REOUVERTURE DE LA CARRIERE DE SAINT SATURNIN
Comme nous vous l'avons annoncé en début d'année, le second dossier déposé en Préfecture par la SARL Carrières Guignard en octobre 2008 a fait l'objet d'un arrêté préfectoral en date du 11 décembre 2008.
L'enquête publique s'est déroulée du 6 janvier 2009 inclus au 6 février 2009 inclus.
Vous avez été très nombreux à envoyer un courrier au Commissaire Enquêteur, ou à vous déplacer dans les mairies concernées par l'enquête publique, afin de manifester votre opposition à ce projet, et nous vous en remercions.
Même si aucune explication n'a été officiellement fournie par la SARL Carrières Guignard, ce n'est sûrement pas sans raison que Monsieur Guignard a dû abandonner son premier projet, toutefois le second projet est identique au premier.
Les nuisances potentielles, quant à elles, restent bien évidemment les mêmes.
Les espèces protégées sont toujours présentes sur le site ou dans la rivière la TAISSONNE.
Quant à l'aspect économique, le pétitionnaire n'hésite pas à dire que ce projet permettrait de développer le commerce local. Or, dans le dossier, il est précisé que les camions de la SARL Carrières Guignard seront interdits dans le bourg de SAINT-SATURNIN, où il existe le seul commerce de la commune (épicerie - café - restauration rapide).
Drôle de façon de développer le commerce !
En second lieu, hormis la période d'installation du matériel sur le site, seulement 3 ou 4 personnes seraient suffisantes pour faire fonctionner la carrière, (toutefois ces personnes ne seraient pas recrutées parmi les habitants de la commune ou de ses environs, car il s'agit de postes qualifiés).
Le pétitionnaire annonce également que la carrière de SAINT-SATURNIN est indispensable pour satisfaire les besoins locaux.
Or, la carrière de CHATEAUMEILLANT suffit largement à satisfaire les besoins locaux, d'ailleurs la plus grande partie de sa production est destinée aux besoins du Nord du département (BOURGES) et bien au-delà en région Centre.
En effet, les besoins locaux sont quasiment inexistants, les deux seules agglomérations importantes présentes dans un rayon de 40 km sont SAINT-AMAND-MONTROND (12 000 habitants) et la CHATRE (4 600 habitants), et aucune de ces deux villes n'a de tels besoins de matériaux.
Tout ceci est totalement fantaisiste, ce sont des arguments fallacieux pour justifier cette demande.
D'autre part, il existe déjà 6 carrières de roches massives dans un rayon compris entre 8 km et 44 km autour de SAINT-SATURNIN, de quoi satisfaire largement les besoins de la région.
Nous n'avons pas besoin d'une septième carrière, sachant que le département du CHER a une production excédentaire de 0,26 million de tonnes.
A cela, il faut ajouter qu'actuellement pas moins de 7 dossiers de demande d'ouverture, de prolongation ou d'extension de carrières sont en cours d'instruction à la Préfecture de BOURGES.
C'est à croire que le département du CHER n'aura comme industrie que des carrières !
Pour conclure, ce projet d'exploitation, au milieu de nos villages, d'une carrière d'une telle importance (Installation Classée Pour l'Environnement) est totalement démesuré dans cette vallée de la TAISSONNE (qui présente une qualité de l'eau qui doit être absolument préservée).
Ce dossier n'a que trop duré depuis bientôt 3 ans, et les habitants souhaitent retrouver le calme auquel ils ont droit et auquel ils étaient habitués avant que la SARL Carrières Guignard ne fasse irruption dans leur quotidien.
Enfin, chères adhérentes, chers adhérents, nous tenons à vous remercier pour votre soutien, vos encouragements et votre participation lors de l'enquête publique.
Sachez que notre mobilisation ne faiblit pas, bien au contraire.
Rappel des caractéristiques du projet :
Le site de TAISSONNE est fermé depuis le 10 juillet 1985, aujourd'hui, c'est un plan d'eau d'environ 3 hectares.
Superficie sollicitée ...................................................... 22 hectares Superficie exploitable ................................................... 14 hectares Production annuelle demandée ........................................ 250 000 tonnes Profondeur d'extraction ................................................ 75 mètres Volume des matériaux à abattre à chaque tir de mine .... 5 500 m3 - 14 500 tonnes Autorisation d'exploitation demandée pour .................... 30 ans Réserves potentielles du gisement environ .................... 100 ans Modalités d'évacuation des matériaux par la route ......... par camions de 38 tonnes Nombre de passages prévu de camions dans les villages 90 par jour
Le bocage présent en Normandie, en Bretagne, en Vendée, en Limousin, dans le sud du Berry, dans le Bourbonnais avait d'abord vocation à séparer les espaces d'élevage de ceux réservés à la culture. Aujourd'hui il a pour fonction de réguler les eaux de ruissellement, limiter l'érosion et maintenir la biodiversité dans les zones de cultures. Depuis 1990, la trame des haies, principale composante du bocage est en recul constant sous l'influence des remembrements, de la mécanisation et de l'urbanisation
^ dans le CHER V
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